Avril 2011, Edimbourg
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dimanche 24 mars 2013

To This Day, by Shane Koyczan

Shane Koyczan est un poète canadien
qui maîtrise l'art du poème dit à l'oral.

Et récemment, il a commencé un projet collaboratif
dans lequel il clame un de ses poèmes
et où les individus participent en y apportant une animation.
Ce poème est particulier à différents niveaux:
une belle animation qui, malgré ses horizons divers, est bien unie
et le thème lourd traité qui est à propos des agressions verbales
que peuvent subir les enfants à l'école
quand ils sont différents.
Cette fameuse différence-là, pourtant si riche....

Et le film, en images et en mots, est b-e-a-u.
Et puisqu'il n'existe pas de version sous-titrée,
j'ai essayé de sous-titrer, comme j'ai pu. La traduction n'est probablement pas parfaite.

Et comme dit Shane Koyczan sur le site web du projet:
"My experiences with violence in schools still echo throughout my life but standing to face the problem has helped me in immeasurable ways."

Mes expériences de violence à l'école font toujours partie de ma vie mais faire face à ces problèmes m'a aidé de considérables façons.

http://tothisdayproject.com/





mercredi 9 mai 2012

Blackout.

Dans le dictionnaire anglais francais,
la définition du terme blackout peut correspondre à
- (électricité) panne de courant, noir total
- (radio, TV) interruption des émissions
- (état inconscient) étourdissement, trou de mémoire.

lundi 12 mars 2012

Petite fleur....

C'est un espèce d'entre-deux mondes.
De là d'où tu viens,
pour arriver ici,
jusqu'à nous.
Garder les poings fermés,
jusqu'à peut-être être habituée.
Les yeux, en tout premier,
Et t'aider à ouvrir tes pétales à ce monde.

Petite Fleur de là-bas,
petite Délia de coeur.
C'est une éclosion
tout en douceur...

mercredi 25 janvier 2012

Inspiré du film "Les neiges du kilimandjaro"

Je ne savais pas bien ce que j'allais voir. Peut-etre un film sur le kilimandjaro? C'est ou, ca, d'ailleurs? (et apres avoir regardé: en Tanzanie, en Afrique....). Il parait qu'il est bien.

Et il est plus que bien. Et il se passe a Marseille. Et il nous parle d'humanité, de solidarité, de courage, de Jean Jaures....

"Le courage, aujourd’hui, ce n’est pas de maintenir sur le monde la sombre nuée de la Guerre, nuée terrible, mais dormante, dont on peut toujours se flatter qu’elle éclatera sur d’autres. (...)  Le courage, c’est d’être tout ensemble et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe. Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant à la vie générale. Le courage, c’est de surveiller exactement sa machine à filer ou à tisser, pour qu’aucun fil ne se casse, et de préparer cependant un ordre social plus vaste et plus fraternel où la machine sera la servante commune des travailleurs libérés (...). Le courage c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de n’en pas être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques."
Extrait du discours a la jeunesse au Lycée d'Albi, Jean Jaures,1903.

lundi 24 octobre 2011

Ces gens qui ont une grandeur d'âme telle qu'ils nous font aimer la condition humaine....

"C'était un beau jour de juin avec grand soleil, mais sur ces terres sans abri et hautes dans le ciel, le vent soufflait avec une brutalité insupportable. Ses grondements dans les carcasses des maisons étaient ceux d'un fauve dérangé dans son repas. Il me fallut lever le camp. A cinq heures de marche de là, je n'avais toujours pas trouvé d'eau et rien ne pouvait me donner l'espoir d'en trouver. C'était partout la même sécheresse, les mêmes herbes ligneuses. Il me sembla apercevoir dans le lointain une petite silhouette noire, debout. Je la pris pour le tronc d'un arbre solitaire. A tout hasard, je me dirigeai vers elle. C'était un berger. Une trentaine de moutons couchés sur la terre brûlante se reposaient près de lui. Il me fit boire à sa gourde et, un peu plus tard, il me conduisit à sa bergerie, dans une ondulation du plateau. Il tirait son eau - excellente - d'un trou naturel, très profond, au-dessus duquel il avait installé un treuil rudimentaire. Cet homme parlait peu. C'est le fait des solitaires, mais on le sentait sûr de lui et confiant dans cette assurance. C'était insolite dans ce pays dépouillé de tout.
(...)
Depuis trois ans il plantait des arbres dans cette solitude. Il en avait planté cent mille. Sur les cent mille, vingt mille était sortis. Sur ces vingt mille, il comptait encore en perdre la moitié, du fait des rongeurs ou de tout ce qu'il y a d'impossible à prévoir dans les desseins de la Providence. Restaient dix mille chênes qui allaient pousser dans cet endroit où il n'y avait rien auparavant.
(...) 
Quand je réfléchis qu'un homme seul, réduit à ses simples ressources physiques et morales, a suffi pour faire surgir du désert ce pays de Canaan, je trouve que, malgré tout, la condition humaine est admirable. Mais, quand je fais le compte de tout ce qu'il a fallu de constance dans la grandeur d'âme et d'acharnement dans la générosité pour obtenir ce résultat, je suis pris d'un immense respect pour ce vieux paysan sans culture qui a su mener à bien cette oeuvre digne de Dieu."

Jean Giono, "L'homme qui plantait des arbres" 

lundi 25 juillet 2011

Et au cours de ces "dernière fois",
je tâcherai de me souvenir des mots sages de ma maman:
"Les liens tissés au cours de ces 3 années se vivront autrement, mais ne s'en iront pas.
C'est cela la Vie."

dimanche 17 juillet 2011

"Il faudrait essayer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple."
Lily Jamait, Des coeurs en cavalcade

dimanche 29 mai 2011

"Un mal moral, profond, nous travaille et nous tourmente. Ce mal moral, cela est étrange à dire, n’est autre chose que l’excès des tendances matérielles. Eh bien, comment combattre le développement des tendances matérielles ? Par le développement des tendances intellectuelles. Il faut ôter au corps et donner à l’âme.
Ne vous méprenez pas sur mon sentiment. Vous me comprenez tous. Je souhaite passionnément, comme chacun de vous, l’amélioration du sort matériel des classes souffrantes ; c’est là, selon moi, le grand, l’excellent progrès auquel nous devons tous tendre de tous nos vœux, comme hommes et de tous nos efforts, comme législateurs.
Mais si je veux ardemment, passionnément, le pain de l’ouvrier, le pain du travailleur, qui est mon frère, à côté du pain de la vie je veux le pain de la pensée, qui est aussi le pain de la vie. Je veux multiplier le pain de l’esprit comme le pain du corps.
Eh bien, la grande erreur de notre temps, ça été de pencher, je dis plus, de courber, l’esprit des hommes vers la recherche du bien-être matériel, et de le détourner par conséquent du bien-être religieux et du bien-être intellectuel. La faute est d’autant plus grande que le bien-être matériel, quoi qu’on fasse ne peut et ne pourra jamais être que le partage de quelques-uns, tandis que le bien être religieux, c’est-à-dire la croyance, le bien-être intellectuel, c’est-à-dire l’éducation, peuvent être donnés à tous. (…)
Il importe, messieurs, de remédier au mal ; il faut redresser, pour ainsi dire, l’esprit de l’homme (…) Pour arriver à ce but, que faudrait-il ? Précisément tout le contraire de ce qu’on fait les précédents gouvernements ; précisément tout le contraire de ce que vous propose votre comité des finances. Outre l’enseignement religieux, qui tient le premier rang parmi les institutions libérales, il faudrait multiplier les écoles, les chaires, les bibliothèques, les musées, les théâtres, les librairies. Il faudrait multiplier les maisons d’études pour les enfants, les maisons de lecture pour les hommes, tous les établissements, tous les asiles où l’on médite, où l’on s’instruit, où l’on se recueille, où l’on apprend quelque chose, où l’on devient meilleur ; en un mot, il faudrait faire pénétrer de toutes parts la lumière dans l’esprit du peuple ; car c’est par les ténèbres qu’on le perd.
L’époque où vous êtes est une époque riche et féconde ; ce ne sont pas, messieurs, les intelligences qui manquent, ce ne sont pas les talents, ce ne sont pas les grands aptitudes ; ce qui manque, c’est l’impulsion sympathique, c’est l’encouragement enthousiaste d’un grand gouvernement.
Vous êtes tombés dans une méprise regrettable : vous avez cru faire une économie d’argent, c’est une économie de gloire que vous faites.
Je la repousse, pour la dignité de la France, pour l’honneur de la République."

Victor HUGO
Extrait d’un discours datant de 1848,
publié par Les Editions du Sonneur sous le titre « Du péril de l’ignorance ».